De notre correspondant sur la toile...

"La différence entre la littérature et le journalisme, c'est que le journalisme est illisible et que la littérature n'est pas lue."
Oscar Wilde
Le critique en tant qu'artiste
Mardi 24 juillet 2007 2 24 07 2007 20:58
2008, devrait voir aboutir la deuxième étape de la réforme de la loi Galland. La circulaire d’application de la loi Dutreil à peine entrée en vigueur, le potentiel de baisse des prix offert par cette dernière a été plus ou moins bien exploité par les différentes acteurs du marché. Alors que les résultats des géants de la distribution en hypermarché stagnent, les indépendants boostent leurs chiffres d’affaires. Mais quid des consommateurs ?

Le fleuron nat ional de la grande distribution française a perdu ses couleurs. Le décret d’application de la loi Dutreil, venant modifié la loi Galland, intervenu en janvier 2006 a modifié la donne. Avec en point de mire, l’intention honorable de rééquilibrer les forces entre les mastodontes de la distribution, les circuits indépendants et les fournisseurs, les pouvoirs publics n’ont pas forcément calculé toute l’ampleur des premiers impacts collatéraux d’une telle mesure.

A l’origine, la loi Dutreil devait venir corriger la fameuse loi Galland de 1996, jugée trop rigide et permettre de mettre un frein aux dérives constatées en matière de coopération commerciale dans le milieu de la distribution. Concourrant à rétablir la concurrence dans le secteur, elle devait rendre à chacun des intervenants commerciaux, distributeurs et fournisseurs, la maîtrise de ses prix donc de ses marges. Avant la loi Dutreil, la loi Galland offrait aux grandes marques la possibilité de fixer elles-mêmes le prix de vente aux consommateurs. La réforme a autorisé les grands distributeurs à répercuter la baisse de leurs marges arrières sur le prix de vente au consommateur. Le gouvernement a ainsi tenté d’établir un mode de fonctionnement plus « sain » en donnant plus de liberté aux distributeurs, ainsi que davantage de responsabilité dans la fixation de leur prix de vente. Cependant, cette modification s’est fait principalement en faveur des marques de distributeurs, devenu un outil concurrentiel image - prix des plus incontournables en plus d’être source de marges non négligeable. En effet, l’affrontement engendré autour du resserrement des marges arrières a poussé les distributeurs à ne conserver sur leur surface de vente que les produits à forte rentabilité, écartant les autres et entraînant du coup des déréférencements en cascade.

La lutte contre les abus de position dominante dans le secteur de la distribution constitue quasiment à elle seule l’âme de la loi. Corollaire de cet impératif, la protection des petites et moyennes entreprises a certainement eu un impact bien plus important que celui escompté.
Les crocs des grands méchants loups de la grande distribution, comprendre les chaînes intégrées à envergure internationale, ont été limés. Sur les six premiers mois de l’année, les évolutions de prix par enseigne ont varié entre une baisse de 2,8% et une hausse de 4,4%, réalisant un des objectifs de la loi Dutreil : réduire la cartellisation du secteur en accentuant les différence de prix. Grands gagnants de la guerre des prix amorcée à la suite de la réforme de la loi Galland, les distributeurs indépendants ont su maximiser le potentiel de baisse des prix offert par cette dernière. A l’heure où la consommation se porte bien, la progression du chiffre d’affaires des chaînes d’hypermarchés intégrées stagne depuis 2003, à tel point que les enseignes emblématiques comme Carrefour sont l’objet de raids menés par les grands fonds et investisseurs étrangers. Profitant de cette fragilité, les commerces de proximité indépendants, Système U, Intermarché et Leclerc ont affiché au premier semestre 2007 des progressions de chiffres d’affaires (hors carburant) respectivement de 7%, 4,7% et 4,6%.

Du côté des consommateurs, on peut se réjouir. Si l’indice des prix à la consommation stagne, le prix du « chariot moyen » des ménages est descendu à 100,67€ en février 2007. Cependant, la prudence reste de mise. La formation des prix demeure pour une grande partie opaque. Réaffirmant sa volonté de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs, le gouvernement annonce vouloir terminer au printemps 2008 la réforme de la loi Galland et peut être enfin faire la lumière en achevant le chantier de l’encadrement des prix.

publié dans Décideurs - Guide Annuaire 2007 Risk management - Assurance - Contentieux
Par Chloé Herla - Publié dans : Economie
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Vendredi 1 juin 2007 5 01 06 2007 12:13

Malgré une légère diminution des risques d’impayés, les mauvaises habitudes restent tenaces. Les Français, comme beaucoup de leurs camarades européens, se laissent encore tirer l’oreille lorsqu’il s’agit d’honorer leurs factures.

 

25 milliards d’euros. Soit le montant des pertes pour l’économie occasionnées chaque année par les mauvaises habitudes des débiteurs européens. Si la tendance est à l’amélioration des conditions de recouvrement, la société de recouvrement Intrum Justitia rappelle dans son étude European Payment Index 2007 que cette inflexion ne durera pas.

Le public porte le bonnet d'âne

Les retards de paiement hexagonaux tombent aujourd’hui à 14,3 jours contre 15,2 jours

en 2006. En matière de délais de paiement, le secteur public joue encore les cancres. Alors que les particuliers et les entreprises enregistrent une diminution des délais, les

administrations sont les seules à les avoir allongés. Quant aux pertes sur créances irrécouvrables françaises, elles se stabilisent à leur plus haut niveau pour atteindre 1,6% contre 1,2% en 2004. Une stagnation qui n’encourage pas l’optimisme des entrepreneurs. Ces derniers restent très réservés sur l’évolution des risques d’impayés pendant l’année 2007. En effet, une baisse du taux de pertes est toujours préférable lorsque l’on sait qu’un gain d’un point sur le taux équivaut à une hausse de 20% du chiffre d’affaires en terme d’impact sur le résultat (sur la base d’une marge de 5%).

Dimution européenne des risques d'impayés

La France n’est cependant pas la plus mal lotie en Europe. Après avoir atteint 1,9% fin 2005, le taux de pertes sur créances à l’échelle européenne vient de redescendre à 1,8%. De fortes disparités entre les pays se font ressentir. Onze pays européens ont enregistré une tendance à la baisse. Si fin 2006, la Pologne, l’Estonie, la Lituanie et la République Tchèque sont bons derniers avec des taux dépassant 3%, la Finlande fait figure d’élève modèle avec des pertes inférieures à 1%. Les risques d’impayés diminuent tout de même en Europe. Les entreprises du vieux continent ont gagné en moyenne 0,6 jours sur leurs délais de paiement, pour atteindre 58,6 jours au printemps 2007, et 0,8 jours sur leurs retards soit une baisse de 11,9 milliards d’euros de créances échues.

Selon Intrum Justitia, l’embellie constatée ne devrait pas durer. La poursuite de la croissance devrait inciter les entreprises à investir et les particuliers à consommer. Pour éviter que cet état de fait ne pèse sur la compétitivité des entreprises, l’organisme conseille de faire de la gestion des créances une priorité.


Magazine Décideurs - Stratégie Finance Droit - n°85

Par Chloé Herla - Publié dans : Economie
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Jeudi 24 mai 2007 4 24 05 2007 22:28
« Les taux de capitalisation sur les meilleurs actifs devraient encore diminuer pour atteindre 3,5% et devraient se stabiliser fin 2007 »

DSFD: Quel avenir peut-on prédire aux OPCI au regard des caractéristiques actuelles du marché ?

Benoît du Passage : Les OPCI sont de très bons véhicules mais ils arrivent à un moment où la pression se fait plus forte sur le marché. Les liquidités sont aujourd’hui très importantes au vu du nombre de produits disponibles. Un rapport de cinq contre un pourrait s’établir entre les deux. Une tendance à la hausse devrait se poursuivre avec le développement des OPCI. Le faible niveau des taux de capitalisation pourrait être également défavorable. En revanche, les loyers devraient augmenter.

DSFD : Quelle serait l’évolution à venir des taux de capitalisation selon vous ?

B. du P. : Les taux de capitalisation sur les meilleurs actifs devraient encore diminuer pour atteindre 3,5% et se stabiliser fin 2007. Cette faiblesse s’explique avant tout par le niveau des taux déjà très bas sur les autres marchés européens, et notamment celui de Londres. Les loyers prendront cependant le relais à la hausse.

DSFD : Le marché parisien restera-t-il compétitif dans ce contexte ?

B. du P. : Oui, car les fondamentaux demeurent excellents. La hausse des loyers, certes, mais aussi une forte liquidité et un manque structurel d’offre de grands immeubles de qualité jouent dans ce sens. Ajoutons à cela une plus grande transparence. A ce propos, un nouvel indicateur devrait voir le jour cette année. La CIBE mettra en lumière la cotation des immeubles de bureaux à travers leur qualité technique et permettra ainsi d’améliorer encore la lisibilité du marché francilien.

DSFD : Comment voyez-vous l’évolution du métier de conseil dans l’immobilier ?

B. du P. : Le business model de Jones Lang LaSalle repose historiquement et localement sur le conseil aux investisseurs. C’est un véritable atout, tout comme notre réputation internationale. Notre organisation paneuropéenne sous-tend en effet le travail de nos équipes locales depuis 20 ans. Cependant, nous avons fait le pari, il y a une dizaine d’années, après la fusion entre Jones Lang Wootton et LaSalle Partners, de nous tourner davantage vers le conseil aux utilisateurs, un relais de croissance stratégique selon nous. Nous avons depuis développé nos équipes en conséquence.


Propos recueillis par Chloé Herla - Magazine Décideurs - Collection Guide Annuaire - Immobilier, Environnement, Droit Public 2007
Par Chloé Herla - Publié dans : Immobilier
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Mercredi 23 mai 2007 3 23 05 2007 13:39

« Il y a tellement de moteurs à la croissance que je ne vois pas très bien ce qui pourrait l’entraver, hormis un choc externe. »


DSFD : Face à l’attente de la clientèle, que penser de l’évolution et même de l’avenir des métiers de l’immobilier liés à l’investissement ?

Maurice Gauchot : Les métiers évoluent en effet. Autour de la fonction d’investissement, gravitent désormais, de manière de plus en plus prégnante, les fonctions d’expertise, de due diligence technique et d’assistance à maître d’ouvrage. La branche expertise de CBRE connaît aujourd’hui une forte expansion. Elle progresse ainsi chaque année de 20-25%. Une tendance qui devrait se poursuivre avec la multiplication des fonds d’investissement. Cette évolution est également
due à la pratique. En effet, les acquéreurs demandent de plus en plus souvent, mais pas encore systématiquement, une expertise soit avant, soit après l’achat pour obtenir leur financement. Plus généralement, on assiste à l’émergence de nouvelles requêtes. Une partie de notre clientèle nous confie désormais plus régulièrement le management de l’ensemble d’un projet, dont la transaction n’est qu’un élément. Même si cette tendance s’amplifie, les services continuent encore très souvent à s’articuler autour de la transaction. Je constate également depuis quelques années une segmentation progressive des marchés et des métiers. Cette segmentation a commencé à s’étendre au domaine financier. Pour preuve, le conseil en financement se développe aujourd’hui beaucoup aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Cette pratique devrait progresser en France dans les mois et les années à venir.

DSFD : Quel attrait la pierre peut-elle avoir aujourd’hui pour un investisseur en termes de réalisations, à courte ou moyenne échéance ?

M.G. : C’est encore une valeur qui assure une bonne protection du capital. Ma conviction est qu’il ne faut pas regarder la capitalisation mais l’évolution de la valeur du capital. Autrement dit, la vision des investisseurs n’est plus seulement celle de la recherche du retour direct sur investissement. C’est aussi celle de la préservation du capital et de la croissance de sa valeur. Cette mentalité est déjà présente chez les investisseurs boursiers de New York, mais beaucoup moins à Paris. La question à se poser dorénavant avant d’investir sur un produit est celle du potentiel d’évolution de la valeur et non plus seulement celle de son taux de capitalisation. L’immobilier reste un actif qui tranquillise, et en particulier l’actif « prime ».

DSFD : De nombreux experts craignent l’éclatement d’une bulle immobilière, qu’en pensez-vous ?

M.G. : Il y a tellement de moteurs à la croissance que je ne vois pas très bien ce qui pourrait l’entraver, hormis un choc externe. On assiste aujourd’hui à un double phénomène de globalisation et de financiarisation. Deux moteurs qui font de l’immobilier un secteur qui va continuer à se développer et à s’approfondir. Les marchés s’inscrivent dans une logique où la compétition se traduit par la capacité qu’ont les acteurs à être ou non mondialisés. L’immobilier n’y échappe pas. Je ne crois pas que l’on puisse parler de bulle à l’heure actuelle, mais je comprends qu’on s’interroge sur les conséquences d’un éventuel manque de produits d’investissement. Face à cette crainte, j’identifie trois raisons de rester optimiste. La première réside en ce que la croissance de la sphère de l’immobilier financier n’est pas achevée. Que ce soit par la poursuite de l’externalisation des actifs immobiliers des entreprises ou par le développement de l’investissement indirect, le potentiel de croissance est important. Seconde raison, il y a des domaines nouveaux à explorer pour l’investissement. On peut penser notamment au secteur de la santé, aux aéroports ou encore aux infrastructures de toute nature. La dernière raison peut être le traitement des actifs obsolescents. L’enjeu majeur des années à venir est à la rénovation des surfaces, et non plus à la construction. Regardez l’immobilier haussmannien. Sa réhabilitation future sous la pression de réglementations environnementales prochaines drainera à coup sûr des fonds importants.

DSFD : Quelles sont les perspectives de développement de l’immobilier parisien ?

M.G. : Contrairement à Londres, Paris n’a pas été en mesure de lancer des projets immobiliers à visibilité internationale. De plus, à la fois pour des raisons politiques et de volume de surfaces disponibles, il n’y a pas de possibilité de lancer de très grandes opérations à moyen terme dans les quartiers d’affaires traditionnels. Par conséquent, les grands groupes qui vont fusionner ou envisager des regroupements majeurs ne pourront le faire, dans les 5 prochaines années, qu’en dehors de la capitale. Le renouveau de La Défense, avec ses futures nouvelles tours, arrive à point nommé pour tirer profit de cette situation. Pour le moment, l’usage de la voiture continue de faire partie des habitudes des décideurs. Les restrictions de circulation imposées dans la capitale ces dernières années ont eu pour conséquence de figer les stratégies de localisation des entreprises. Celles qui sont orientées ouest le restent et les faire passer de la rive droite à la rive gauche est très difficile. Observez à titre d’exemple que les entreprises qui s’installent autour de la Grande Bibliothèque sont, à quelques exceptions près, originaires de la rive gauche. A l’avenir nous devrons sans doute faire comme les Londoniens et les New-yorkais et nous habituer à une utilisation plus répandue des transports en commun. Pour cela, il faudra les améliorer et les rendre plus fiables.

Propos recueillis par Chloé Herla pour le Magazine Décideurs - Collection Guide Annuaire spécial immobilier, environnement et droit public 2007
Par Chloé Herla - Publié dans : Immobilier
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Lundi 2 avril 2007 1 02 04 2007 22:06
Patrick Artus et Marie-Paule Virard ont reçu le 31 mars dernier, le prix des lecteurs du Livre d’Economie 2007, pour leur ouvrage « Comment nous avons ruiné nos enfants ». La remise du prix clôturait un débat réunissant au sein de l’hémicycle du Sénat étudiants, experts politiques et économistes. Retour sur une séance parlementaire un peu particulière.

Les locataires du palais du Luxembourg auraient ils suivi une cure de jouvence miraculeuse ? Que nenni, en ce dernier samedi pluvieux du mois de mars, ils ont cédé leur place à une armada d’étudiants qui observent et écoutent doctement le discours du Président Poncelet. Dans deux heures sera remis le prix des lecteurs du livre d’économie. Quelques minutes auparavant, ces mêmes étudiants aux visages attentifs et à la mèche sage tâtaient du fauteuil de sénateur comme pour vérifier la solidité de la situation. L’atmosphère est solennelle mais détendue, l’ambiance feutrée. Ils sont venus participés aux débats de clôture sous les caméras de la chaîne Public Sénat.

Pléthore d’experts

Ont répondu à leurs questions autour de thèmes variés tels que l’émergence de la Chine, le marché du travail en France, la dette de l’Etat, l’avenir de l’Europe, l’environnement ou encore l’euro fort : Daniel Cohen, dont l’ouvrage « Trois leçons sur la société post-industrielle » est en lice pour le prix, André Chieng, en compétition également avec « Pratique de la Chine », Christian St Etienne, économiste, Claude Bartolone, ancien ministre délégué à la Ville sous le gouvernement Jospin, Jean Louis Bourlange, député européen UDF, Jean Pierre Raffarin aux éternelles demi lune posées sur le bout du nez, Christian Le Boyer, gouverneur de la Banque de France, ou encore Jean Claude Mailly, Secrétaire Général de Force Ouvrière.

Au terme de débats agités, Jean Marc Sylvestre, Président du conseil scientifique du Prix, a rejoint le centre de l’hémicycle. Se félicitant du nombre de cyber-votants : 12 285, il a révélé l
e résultat des votes. Patrick Artus et Marie-Paule Virard, pour leur ouvrage « Comment nous avons ruiné nos enfants » sont, avec 42.17% des votes, les lauréats du prix des lecteurs du Livre d’Economie 2007. Daniel Cohen (30.60%), pour « Trois leçons sur la société post-industrielle », et André Chieng (27.23%), avec « La pratique de la Chine », se partagent les deuxième et troisième places.

Primé pour l’écho suscité

« Comment nous avons ruiné nos enfants », publié aux éditions La Découverte, est dans l’ère du temps. Patrick Artus et Marie-Paule Virard s’interrogent, au regard du mouvement social qui a marqué le début de 2006, sur ces nouvelles générations plongées dans un grand désarroi et dont le soutien au système se délite progressivement. Dans leur ouvrage, ils pointent du doigt cette crise profonde où les jeunes de banlieues constatent qu'ils n'ont rien à en attendre, les étudiants que leurs diplômes ne leur garantissent pas l'emploi, les trentenaires que l'ascenseur social est en panne. Face au constat que tout se passe comme si la France avait sacrifié sa jeunesse pour préserver coûte que coûte son « modèle social »,
les auteurs tentent de répondre à la question « Comment en est on arrivés là ? ».

Le livre a sans doute dû faire écho aux doutes et aux incertitudes des lecteurs. Quand on y repense, on constate à quel point l’hémicycle s’est empli ce jour là de questions où pointait la peur de ces jeunes diplômés face à l’avenir.
Par Chloé Herla - Publié dans : Culture
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Vendredi 16 mars 2007 5 16 03 2007 11:22
Le Conseil pour la diffusion de la culture économique a élaboré vingt quatre mesures concrètes pour rendre les sciences économiques moins obscures. Formation et information sont au cœur de son programme.

Vulgariser l’économie, nouvel enjeu des pouvoirs publics. Le Conseil pour la diffusion de la culture économique, Codice, crée en septembre 2006 par Thierry Breton, ministre de l’Economie et des Finances, a rendu sa copie le 14 mars dernier. Le Conseil, présidé par Claude Perdriel, aussi président du groupe Nouvel Observateur, a proposé vingt quatre mesures concrètes pour rendre l’économie plus accessible aux français.

L’économie est pour la plupart des Français un domaine réservé à quelques experts. D’après un sondage réalisé par la TNS Sofres en février dernier, 40% des nos concitoyens ne connaissent pas le taux de chômage ou l’évalue à 15%, et plus de 30% d’entre eux ne s’aventureraient pas à se prononcer sur le taux de croissance. Cependant, 80% des Français déclarent souhaiter « être mieux formés et mieux informés ». Ils sont en effet 74% à penser qu’aujourd’hui « l’économie est plus importante que la politique ». Un justificatif de poids à l’existence du Codice.

Réconcilier école et entreprise

Parmi les mesures proposées par le Conseil figure un important volet consacré au développement d’un partenariat entre l’Education Nationale et les entrepreneurs. Les 15 experts du Conseil proposent un développement des stages en entreprise. Ils invitent les employeurs à déposer leur offre sur une bourse des stages centralisée sur Internet pour favoriser l’égalité des chances dans l`obtention des stages. Il est également recommandé à l’Education Nationale d’introduire l’enseignement des sciences économiques dès la 6ème. Du côté des entrepreneurs, le Codice prône l’effort en matière de pédagogie fiscale. Il réclame pour cela des fiches de salaires plus explicites.

Faciliter l’accès à l’information

Faire preuve de pédagogie, pour le Codice, signifie aussi favoriser l’accès à l’information économique. Il souhaite ainsi voir s’édifier une Cité de l’Economie sur le modèle de la Cité des sciences et de l’industrie. Les experts se préoccupent également de la place faite à l’économie dans les médias. Ils recommandent ainsi un renforcement de la culture économique sur les chaînes généralistes. Ils ont exprimé la nécessité pour le Ministère de l’Economie de s’ouvrir au public et plus particulièrement d’alimenter toujours mieux en informations les journalistes économiques.

Le Codice va désormais évoluer sous la forme d'un bureau permanent à Bercy. Il sera doté d'un budget propre destiné à abonder, notamment, un « fonds de soutien et d'amorçage » investissant dans les projets destinés à promouvoir la culture économique. La réhabilitation des sciences économiques devrait désormais passer par ce nouvel instrument. Reste à espérer que les moyens financiers et humains alloués à la réalisation d’un tel objectif seront assez abondants.
Par Chloé Herla - Publié dans : Economie
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Samedi 10 mars 2007 6 10 03 2007 16:44
La DGCCRF a clôturé le 7 mars dernier son enquête sur les pratiques commerciales d’une dizaine de comparateurs de prix sur Internet. Si presque tous les sites sont concernés par des rappels à l'ordre, la transparence de l'information aux consommateurs n'est pas réellement mise en cause.

Onze sites comparateurs de prix sur 12 ont été rappelés à l’ordre. Au terme d’une enquête lancée fin 2006, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a communiqué mercredi dernier les conclusions de son étude sur « la transparence de l'offre apportée par les sites aux cyberconsommateurs » . Les relations entre les sites marchands et les sites des comparateurs (par exemple : Kelkoo, Acheter-moins-cher.com, MonsieurPrix, etc.) ont également été examinées. Si le gendarme de la concurrence ne remet pas réellement en cause la sensibilité des comparateurs « à la nécessaire transparence de l'information donnée au consommateur sur les prix », il souhaite cependant voir « les conditions commerciales » être améliorées.

Ligne de mire

La DGCCRF a saisi l’importance croissante des échanges commerciaux en ligne et tient
dans sa ligne de mire, depuis quelques temps, le commerce électronique. Elle a ainsi été conduite à enquêter sur le secteur spécifique des comparateurs de prix. Ces derniers constituent en effet une étape privilégiée lors du processus d'achat en ligne. 50% des consommateurs consultent aujourd’hui un site comparateur pour éclairer leur choix. Ces sites sont censés optimiser le jeu de la concurrence en permettant aux internautes de comparer en toute transparence les offres commerciales des divers marchands présents sur la toile.

Remontrances
Dans le détail, le panel de sites marchands référencés « est souvent présenté à tort comme exhaustif ». La DGCCRF constate une « imprécision des informations relatives au prix », le plus souvent liée aux informations transmises par les sites marchands eux-mêmes (prix TTC incluant ou non les frais de port, de livraison, de garantie complémentaire…) Quant aux relations commerciales entre sites marchands et comparateurs, elle préconise quelques améliorations après avoir remarqué que « les conditions de vente sont parfois incomplètes sur le volet tarifaire, les modalités de référencement et de rémunération des sites marchands parfois imprécises ». Pire, ces imprécisions pourraient en effet donner lieu à des pratiques discriminatoires. Quant aux règles de facturation, dans 9 cas sur les 12, elles ne sont pas toujours respectées.

L’autorité de régulation n’a mis à jour aucune pratique illégale de grande ampleur. L’opération menée par ses services semble devoir avant tout rassurer les consommateurs et établir un premier contact avec le nouveau secteur des comparateurs de prix.
Par Chloé Herla - Publié dans : Economie
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Mercredi 28 février 2007 3 28 02 2007 10:41
Plusieurs millions de pilules sont vendues légalement à travers le monde. Le BZP, ou benzylpiperazine, est le symbole de l’explosion du marché des psychotropes « planants » légaux. Une industrie pharmaceutique atypique se développe sous la menace de son interdiction.

P.e.p., party pills, funk pills, ou encore bliss. Tous sont des surnoms d’une seule et même molécule, la benzylpiperazine ou BZP, et sont désormais présents sur de nombreuses lèvres à travers le monde. Le marché des drogues légales explose, à la grande joie de Matthew Bowden, ex musicien ayant connu la dépendance aux amphétamines et à l’ecstasy (MDMA), qui depuis s’est mué en entrepreneur avisé. A l’origine, la piperazine était utilisée pour éliminer les parasites du bétail. En 2000, avec l’aide d’un neuropharmacologiste, le patron néo-zélandais synthétise la BZP, une variante de la première molécule moins nocive pour le foie, non addictive et aux effets planants sans risque d’overdose. En 2002, Matthew Bowden fonde Stargate, la société qui va produire et commercialiser cette pilule. L'entrepreneur la vend comme une alternative douce et légale aux drogues illicites les plus dures dont les MDMA et la méthamphétamine (crystal).
 

L’attrait de la légalité

Le BZP, et plus particulièrement allié au TFMPP (Trifluoromethylphenylpiperazine), connaît aujourd’hui un franc succès en Nouvelle-Zélande. Stargate a d’ores et déjà fait des émules. De nombreuses entreprises ont décidé d’exploiter le filon. Le secteur réalise un chiffre d’affaires annuel de 50 millions de dollars néo-zélandais, soit 12 millions d’euros. Matt Bowden se vante aujourd’hui d’avoir « vendu 26 millions de doses et occasionné aucune mort » . Vendue 10 dollars néo-zélandais (soit 5,21 €), la pilule de BZP est très compétitive face à l’ecstasy (60 à 80 NZD la pilule) ou à la méthamphétamine (100 NZD pour 100g). La légalité du produit le rend également très attractif. Les party pills sont vendues partout : des stations services aux coiffeurs en passant par les boutiques spécialisées ouvertes 24h/24 ou encore les laiteries et les commerces de proximité. Un grand sondage national réalisé auprès des ménages néo-zélandais en 2006 a révélé qu’un cinquième de la population, âgée de 15 à 45 ans, avait déjà consommé des party pills. Elles sont désormais aussi populaires que la drogue illégale n°1 : le cannabis.

Un business risqué

Si Matthew Bowen s’est battu à la fin des années 90 pour obtenir le droit de commercialiser le BZP en toute légalité, une classification récente de la molécule interdit sa vente aux moins de 18 ans. Les médias anglo-saxons font depuis quelques temps des gorges chaudes des aspects inquiétants du produit. Ses effets à long terme sont encore mal connus, et un petit nombre d’utilisateurs ont fini à l’hôpital pour des crises d’anxiété, de nausée ou de palpitations, souvent dues à la prise d’une dose plus importante que la quantité prescrite, 200 milligrammes. Aujourd’hui en procès en Nouvelle Zélande, Stargate vit avec le risque que l’interdiction de la molécule soit prononcée d’ici 6 mois, si le BZP est reclassé comme amphétamine. La BZP est interdite aux Etats-Unis, en Australie, au Japon, au Danemark, en Suède et en Grèce. Partout ailleurs, elle reste légale. Elle est d’ailleurs disponible depuis 2006 dans les boutiques londoniennes spécialisées dans les drogues légales. Si d’aventure, des mesures de répression devaient être mises en place dans le pays d’origine des party pills, il est fort probable que le Royaume Uni fasse de même.

Les fabricants et les distributeurs du produits profitent aujourd’hui de ce qui semble être une parenthèse enchantée : une croissance exponentielle du nombre de consommateurs et un commerce encore légal. En France, les pilules néo-zélandaises contenant du BZP ne sont pas considérées comme des stupéfiants. Cependant leur vente sous ce prétexte ou pour « remplacer » des drogues illicites reste prohibée. Il existerait donc peu de chances que les terres hexagonales voient fleurir ce type de commerce au profit de « dealers légaux ».
Par Chloé Herla - Publié dans : Société
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Jeudi 15 février 2007 4 15 02 2007 19:19
Top ! Née en 1984, je suis un bipède femelle appartenant à l’espèce homo sapiens sapiens, j’ai obtenu en 2005 une licence de sciences économiques et de gestion après avoir fréquenté durant 3 ans les bancs de l’université Paris 5. La même année, faisant le choix d’échapper à une carrière peu glamour mais confortable dans l’audit ou le contrôle de gestion, j’intègre le master d’économie mention théories, histoire et méthodes de Paris 1 Panthéon Sorbonne avec pour objectif de poursuivre in fine mon cursus dans le master 2 professionnel qui m’occupe aujourd’hui : Information et Journalisme économique. Pour le côté atypique, j’ai travaillé 3 ans, en parallèle, dans une clinique neuropsychiatrique et acquis à cette occasion sang froid, contrôle, sens de l’écoute, et de l’observation. Dotée d’un solide sens critique, j’ai fait de l’adage « la plume est plus forte que l’épée » ma devise. Je me rêve journaliste ou éditrice. Un doigt dans l’engrenage pour le premier, j’ambitionne de mener à bien prochainement le second projet. Incapable de me présenter sous la forme d’une critique littéraire sans passer par les poncifs du genre, j’ai choisi d’avoir recours au célèbre jeu télévisé de France 3 … je suis, je suis, je suis ???...

Chloé Herla
Par Chloé Herla - Publié dans : Enchantée!
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Jeudi 15 février 2007 4 15 02 2007 18:50
La haute couture a rendez vous avec la toile. A l’occasion de la semaine des défilés qui vient de se clore à Paris, le site yoox.com met en ligne une sélection exclusive « Vintage Connection ». Ces robes haute couture datent des années 50 et sont signées de la maison italienne Tizzoni, un atelier de renom de la Via della Spiga à Milan. Anna Piaggi retrace, dans les colonnes de l’e-store, une histoire aux accents nostalgiques. Celle des créations Tizzoni qui évoquent pour l’icône chic « l’élégance brodée de costumes de la Scala », le bruit des papiers de soie froissés et les pointillages de satin. Les robes du couturier milanais, aux volumes et aux teintes poudrées, perle et beige rosé, auraient pu défiler sur les podiums des collections printemps-été 2007. Elles ont été exposées en octobre dernier chez Cavalli e Nastri, la boutique vintage pointue de la capitale lombarde. Il s’agit essentiellement de robes de soirée et de cocktail. Mention spéciale pour cette robe en crêpe de soie bleu foncé avec décolleté à l’américaine ornée d’une broderie en paillettes et petites perles. Prix de vente : 1000 euros. C.H.

Publié sur Vogue.fr le 1er février 2007

Par Chloé Herla - Publié dans : Presse électronique
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